dimanche 28 août 2016

In my mailbox (171)

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren  et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Retrouvez l'ensemble des participants francophones chez Lilie.
Le rendez-vous hebdomadaire a été déplacé chez Lire ou Mourir.



Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine s'achève et il est l'heure pour moi de vous montrer tout ce qui est arrivé chez moi cette semaine. Une semaine plutôt raisonnable comparée à la semaine dernière et avec moins de réceptions.

- Mes SP de la semaine

Tant que dure ta colère par [Cassaigne, Rémi, Larsson, Asa]

Et voilà pour moi cette semaine.
Et vous ? Quelles nouveautés sont arrivées dans vos pals ?

samedi 27 août 2016

Harry Potter and the cursed child - John Tiffany, Jack Thorne et J.K. Rowling



Infos sur le livre

éditions : Arthur A. Levine Books
date de publication : 31-07(2016
pages : 330
prix : 20€

Résumé éditeur

It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband and father of three school-age children. While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places.

Pourquoi ce livre ?

Au départ, je n'avais pas prévu d'acheter ce livre. Mais bon, lorsque vous allez faire quelques courses et qu'au rayon librairie le livre en question vous attire l'oeil, il est difficile de résister bien longtemps...

De quoi est-il question ?



Nous voici dix-neuf ans après la bataille de Poudlard, celle qui a anéanti définitivement Voldemort en laissant derrière elle une once de désolation. Les années ont passé et tous ceux qui ont livré bataille, ceux qui ont survécu en tout cas, sont entrés dans le monde adulte et occupe des emplois plus ou moins prestigieux au sein de la société magique.

C'est d'ailleurs aujourd'hui au tour des enfants de tout ce petit monde d'intégrer l'école de sorcellerie. Il y a Rose, la fille de Ron et Hermione. Il y a Scorpius, le fils de Drago Malefoy. Et puis, bien sûr, il y a Albus Severus, le fils de Harry et Ginny. Alors que rien ne semble pouvoir troubler la paix, quelques paroles vont tout remettre en question...

Il m'est difficile d'aller plus loin dans le résumé de l'histoire si je ne veux pas vous spoiler, je m'en arrêterai donc là pour ce qui est de l'intrigue.

Du côté de la forme...


Quand l'annonce d'un nouvel Harry Potter a été officielle, je dois dire que j'ai été mitigée. A la fois j'avais bien sûr l'envie irrésistible de retrouver cet univers. D'un autre côté j'avais du mal à voir l'intérêt de la chose si ce n'est dans un but purement commercial. Je sais maintenant à quoi m'en tenir.

Bon, soyons honnêtes, retrouver l'univers de Harry Potter m'a fait du bien et le fait de lire une pièce de théâtre aussi. Sans compter que, sur scène, si tous les effets spéciaux décrits sont présents, cela doit rendre un truc de malade ! L'effet visuel fonctionne et sûrement que voir cette histoire sur scène doit largement aider à passer l'éponge sur pas mal de points.

Autre point positif, les deux personnages principaux (à savoir Albus et Scorpius) qui sont plutôt bien rendus et que l'on suit sans trop de mal. Scorpius est juste un ado que j'ai adoré et quant à Albus, malgré son caractère de cochon, il est plutôt bien travaillé. Enfin, il faut bien l'avouer, malgré tout ce que je vais dire maintenant, il convient de remarquer que cette histoire est plutôt addictive.

MAIS ! Si je devais réduire ma lecture à une seule réaction, ce serait celle-ci :

See original image

Non mais sérieusement ? Après lecture, je me dis qu'il n'y a que deux possibilités pour qu'un tel livre existe : soit les auteurs ont sévèrement fumé la moquette, soit cette pièce n'a d'autre but qu'être une parodie de Harry Potter. Non parce que pour en arriver là, il y a un truc, ce n'est pas possible autrement ! Prêts ? Alors on y va !

Pour commencer, l'intrigue. N'oublions pas que nous sommes ici dans une pièce de théâtre et que le livre est bouclé en 330 page ce qui en fait, l'un dans l'autre, l'intrigue la plus courte de toute la saga Harry Potter. Pourtant, le lecteur est confronté ici à une surenchère de péripéties, de catastrophes et de retournements en tous genres. Et ce en un temps record ! Désolée, mais ça a eu du mal a passer.

Ensuite, les personnages. Mis à part Albus et Scorpius qui sont plutôt bien rendus, qu'est-ce que c'est que ce massacre pour les autres ? Mis à part grâce à leurs noms, il est pratiquement impossible de reconnaître les personnages que nous aimons tant par leurs seules personnalités. Les auteurs ont même été jusqu'à provoquer des bouleversements au sein de ces personnalités qu'il est difficile de suivre.

Au-delà des personnages, ce sont aussi les références aux romans précédents qui pêchent. J'ai eu le sentiment que les auteurs n'avaient d'autre but que de fournir le plus de références possibles comme pour affirmer que ce livre aurait bien lieu d'être. Des références, on peut s'y attendre. Mais trop c'est trop et là c'est vraiment trop ! D'autant qu'elles ne sont pas toujours là à bon escient...

Mais surtout, et sans vous spoiler, la palme revient au fond de l'intrigue elle-même avec des suppositions auxquelles j'ai eu beaucoup, mais alors beaucoup, de mal à adhérer. Les auteurs jouent sur les codes de la série d'origine mais peut-être parfois un peu trop justement. Un certain nombre de scènes m'ont laissée bouche-bée et pas forcément dans le bon sens du terme. Quant à l'élément déclencheur et la "grande surprise finale" ils sont très alambiqués.


Pour ce qui est du style, j'ai trouvé agréable de renouer avec le genre théâtral. Le fait d'avoir une histoire tout en dialogues change un peu et m'a surtout été très bénéfique pour une lecture en anglais très fluide et sans trop d'embarras. D'autant que la langue utilisée par les personnages reste très accessible.

En conclusion...


Mitigée à l'ouverture de ce livre, c'est dans un drôle d'état que j'en ressors. Malgré une idée qui aurait pu fonctionner et qui doit très bien rendre sur scène, malgré quelques personnages attachants et malgré une intrigue au caractère addictif, ça n'a pas vraiment pris pour moi. Finalement, une intrigue trop pleine de péripéties, des personnages saccagés et un ensemble laissant plus que dubitatif.
Si cette pièce mérite d'être lu parce que sa lecture reste agréable, je pense qu'elle mérite d'être lue au second degré et avec un regard de dérision. 

Idéale cependant pour une première lecture en anglais !

vendredi 26 août 2016

Le Dôme - Mathieu Mériguet



Infos sur le livre

éditions : Autoédition
date de publication : 01-05-2016
pages : 405
prix : 15,80€

Résumé éditeur


Ce matin-là, Arthur s'éveille dans un endroit inconnu, loin des draps dans lesquels il s’est endormi la veille. Le jeune étudiant repose sur un banc de pierre, au beau milieu d'une étendue d’herbe. À ses côtés, deux filles et deux garçons gisent de la même façon. En ouvrant les yeux, Arthur découvre les environs. Face à lui, se dresse une vaste bâtisse d'un autre âge. Au-dessus de sa tête, un dôme extraordinaire, d'une hauteur vertigineuse, s'étend à perte de vue. L’averse bat son plein, et bien que cet endroit inspire la méfiance, la nécessité de s’abriter à l’intérieur du château s’impose. Quel mystère cette propriété singulière renferme-t-elle ? Pourquoi Arthur est-il ici, et surtout, quel est cet ouvrage démesuré qui obscurcit le ciel ?

Pourquoi ce livre ?


Merci à l'auteur grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman dont j'avais entendu beaucoup de bien et j'avais extrêmement envie de lire.

De quoi est-il question ?


Lorsque Arthur se réveille, il n'est pas dans son lit mais sur une sorte de dalle dans un lieu dont il ignore tout et entourés d'autres jeunes gens de son âge : deux garçons et deux filles. Aucun d'eux ne sait ce qu'il fait là ni ce qu'est cet endroit. Face à eux, un majestueux château. Au dessus de leurs têtes un immense dôme recouvrant cet étrange décor.

Très vite, les caractères s'affirment et les tensions montent entre des jeunes gens très différents mais qui ont tous ce point en commun ici : ils sont perdus et ne comprennent rien de ce qu'il leur arrive. Si tout ici semble terrifiant, le château apparaît comme un salut pour le petit groupe. Mais à l'intérieur, les choses sont toutes aussi étranges.

Dès lors, il faut trouver une solution pour fuir cette prison dorée. Mais lorsque les tensions montent et que la peur s'installe tout semble se compliquer. D'autant que fuir semble très loin d'être aussi facile que ce les cinq amis pouvaient imaginer...

Du côté de la forme...


A force de lire de très bons avis sur ce roman, j'ai eu très envie de me faire ma propre opinion. C'est toutefois très confiante que je me suis plongée dans ma lecture en ne sachant pas trop à quoi m'attendre mais avec la furieuse envie d'en savoir plus sur cette ambiance sordide.

Lorsque le roman commence, nous découvrons donc cinq personnages hauts en couleurs que nous allons apprendre peu à peu à connaître au fil du roman mais dont, surtout, nous ne connaissons pas grand chose au départ. C'est donc sans préjugé que nous apprenons à les connaître comme ils apprennent à se connaître entre eux et j'ai beaucoup aimé cette idée.

Très vite, les caractères s'affirment et les tensions montent. A partir de là, je dois avouer que certains personnages m'ont énervée, beaucoup. Je me suis même parfois dis qu'il y avait des paires de gifles qui se perdaient face à tant d'immaturité dans une situation si grave. Ce sont pourtant ces caractères qui portent le roman, un roman qui porte le lecture jusqu'à son dénouement.

Mais le caractère addictif de ce roman réside aussi dans son intrigue qu'il est impossible de lâcher avant la fin. Dès les premières pages, le lecteur n'a qu'une envie, c'est de comprendre la raison de ce dôme et de la présence des personnages en ce lieu. Et puis, à partir de la moitié du roman, des réponses commencent à apparaître, des réponses qui ne sont pas sans poser encore plus de questions.

Je dois dire que j'ai totalement adhéré à l'ambiance décrite par l'auteur. Une ambiance angoissante  mais qui, en même temps et sur bien des points, n'est pas sans émerveiller. A partir de là, le lieu lui-même apparaît comme un personnage à part entière. Je dois aussi avouer qu'au sortir de cette lecture, je ne suis pas sans avoir une furieuse envie d'aller y faire un tour...

Dans cette histoire, l'auteur joue sur les genres et sur les codes d'écriture. Tantôt thriller tantôt roman fantastique, l'Histoire a une place centrale dans ce roman construit autour d'un genre que j'affectionne tout particulièrement : le huis-clos. Un grand huis-clos, certes, mais un huis-clos quand même. Mais surtout, l'auteur sait ménager son suspens et nous entraîner jusqu'au dénouement final.

En conclusion...


Voici un roman dont j'avais entendu beaucoup de bien et qui m'a immédiatement attirée grâce à sa couverture magnifique. Grâce à des personnages hauts en couleurs et une ambiance très puissante, l'auteur nous entraîne dans un roman addictif dont on ne ressort pas avant d'en avoir le fin-mot. Si vous aimez les romans du genre, je ne peux que vous le conseiller.
Il va de soi que je vais attendre la plus vive impatience la suite de cette série avec un premier tome qui est pour moi un coup de coeur.

jeudi 25 août 2016

Un brin de bonheur - Daniel Dupuy



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 24-03-2016
pages : 328
prix : 20€

Résumé éditeur


Par un malencontreux hasard, Francesco Tibaldi, dit Cisco, retrouve le cartable de sa soeur Lina, disparue depuis sept ans. Il y fait la découverte d’un cahier bleu, son journal intime, qui le replonge dans les limbes du passé : l’arrivée en France en 1941, sa famille fuyant le fascisme de Mussolini, l’errance, la pauvreté, l’intolérance. A force de courage et de persévérance, le père de Cisco reprend une épicerie en viager, la développe grâce à sa jovialité et aux idées fameuses de son fils. La famille Tibaldi goûte alors au bonheur, mais trop brièvement… Aujourd’hui, Cisco ouvre le cahier bleu de sa soeur et il veut comprendre !

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman qui me tentait beaucoup et qui m'a permis de retrouver la plume d'un auteur que j'avais beaucoup apprécié avec son précédant roman.

De quoi est-il question ?


Suite à une tragédie, Cesco, patron d'entreprise, retrouve le cartable de sa jeune soeur et, avec lui, le journal intime qu'elle tenait. L'occasion pour l'homme de comprendre pourquoi Lina se serait suicidée quelques années plus tôt. L'occasion de pouvoir enfin mettre des mots sur les souffrances qui ravages sa famille depuis la perte de l'adolescente.

Mais sitôt le cahier bleu ouvert, Cesco est replongé dans son passé, dans son enfance, au coeur de la guerre, au temps où sa famille quitta l'Italie pour venir trouver refuge en France. Cesco se remémore alors son arrivée dans ce pays inconnu, son premier jour de classe mais aussi la souffrance de son père cherchant un travail et humilié par leur propriétaire.

Dans un monde en perdition, la famille Tibaldi va alors tout tenter pour s'intégrer dans un pays qui ne veut pas d'eux. Cesco, lui, sera le témoin et l'acteur de la volonté de son père et de sa propre volonté pour, malgré les obstacles, survivre mais aussi trouver l'amitié et l'amour. Jusqu'à ce que le malheur frappe de nouveau...

Du côté de la forme...



Lu il y a déjà pas mal de temps, j'avais beaucoup apprécié ma lecture du précédant roman de l'auteur. Je n'ai donc pas hésité bien longtemps avant de vouloir me plonger dans celui-ci. Une fois encore, je dois dire que je n'ai pas été déçue.

Tout commence à la fin des années 1960 où nous découvrons Francesco Tribaldi, un homme qui a réussi dans la vie, se replonger dans son passé afin de comprendre le suicide de sa soeur. L'idée de départ m'a touchée montrant que même les plus puissants peuvent avoir, dans leur histoire, des secrets et des souffrances inconnues de tous.

Si, une fois de plus, nous nous trouvons ici au coeur de la guerre, l'auteur prend le parti dans son roman de présenter le cas des immigrés italiens, portugais et espagnols venus trouver refuge en France à cette époque. Une situation qui n'est pas sans rappeler notre situation actuelle sur bien des points. La famille Tribaldi m'a donc beaucoup touchée et notamment le sentiment d'impuissance du père.

Ce roman est un vrai message de tolérance et de courage avec toutes les situations que peuvent connaître les immigrés : la barrière de la langue,  trouver un travail, faire vivre sa famille ou encore être accepté par les autres membres de la communauté. Mais ce roman est aussi une attaque envers tous ceux, surtout les bourgeois ici, qui se croient meilleurs que les autres au nom de leur argent.

Et puis, surtout, la beauté de ce roman tient en l'amitié qu'il présente et en l'amour qu'il défend. Parce que, malgré tout, Cesco va trouver l'amitié et l'amour, ce personnage m'a émue. Il est d'ailleurs beau de voir l'évolution des personnages au sein de l'histoire qui, peu à peu, prennent confiance en eux. La guerre, quant à elle, n'est qu'en toile de fond ce qui change aussi de ce dont on a l'habitude.

L'écriture de l'auteur est prenante et nous propulse au sein de la Provence d'un autre temps. Avec des expressions typiquement régionales et la langue italienne mise en avant, le lecteur se laisse porter et s'évade par les mots. Ceci dit, même si l'italien est proche du français, quelqu'un n'ayant pas l'habitude de cette langue pourra être perturbé par les nombreuses notes de bas de page.

En conclusion...


Voici un roman que j'avais hâte de découvrir et que j'ai dévoré. Nouveau roman au sein d'une période terrible, celui-ci nous montre le courage des immigrés italien pendant la seconde guerre par le biais d'une famille touchante qui m'a beaucoup émue. La langue italienne, très présente dans le roman, pourra en déstabiliser certains mais m'a, pour ma part, transportée. Un roman que je conseille vivement.
Il ne fait aucun doute que je lirai sans hésiter d'autres romans de l'auteur dès que j'en aurai l'occasion.

mercredi 24 août 2016

Conte de la plaine et des bois - Jean-Claude Marguerite



Infos sur le livre

éditions : Les moutons électriques
date de publication : 02-09-2016
pages : 160
prix : 14€

Résumé éditeur


De retour dans son pays natal, le patron d’un grand studio de dessins animés entend aboyer Dick, son premier chien, pourtant mort il y a longtemps. Il sort à sa recherche, traverse la rivière, se perd dans les bois... où il croise un garçon qui accompagne « son » Dick pour son ultime voyage. Débute un périple à la frontière du fantastique – ils dorment dans une maison hantée, partagent la dernière noisette de Mister Kreekle, son personnage fétiche... Toute fin étant une question de point de vue, chacun des trois voyageurs proposera la sienne.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Moutons électriques grâce auxquels j'ai pu découvrir ce nouveau roman de l'auteur, un conte que j'aurais sans doute pas repéré autrement.

De quoi est-il question ?


Il est directeur d'un grand studio de dessins-animés. Il a même eu l'honneur de rencontrer Walt Disney lui-même et il sait toujours flairer la nouveauté qui saura plaire au public. Mais aujourd'hui, il est âgé et aspire à un peu de tranquille, à un recul par rapport au monde et à une vie de quiétude loin des tumultes du quotidien et du travail harassant.

Un matin, le voilà réveillé en sursaut par un aboiement, l'aboiement de Dick, le chien qu'il avait étant enfant. Croyant tout d'abord à une hallucination, il décide de sortir et d'aller en quête de cet aboiement. C'est alors qu'il fait la rencontre d'un enfant, un enfant parti à la poursuite de son chien qui a fugué. Contre toute attente, l'homme et l'enfant vont se rencontrer...

Du côté de la forme...


C'est avec beaucoup de plaisir que j'avais lu le précédent roman de l'auteur. Autant dire que lorsque j'ai eu l'occasion de lire celui-ci je n'ai pas hésité bien longtemps même si j'étais prévenue qu'il s'agirait de complètement autre chose.

Ce roman se présente d'emblée comme un roman très loin de tout ce que l'on peut connaître et plutôt perturbant de par son cadre et ses personnages. Le cadre apparaît comme un lieu à la fois enchanteur et maléfique. Un lieu qui suscite le bien-être tout en forçant l'angoisse. Embarqué au fond des bois, l'ensemble se présente comme un huis-clos comme si les bois nous enfermait.

L'autre point troublant de ce roman, ce sont les personnages. Le vieil homme nous reste bien énigmatique, même s'il s'ouvre à nous au fil du roman. L'enfant apparaît comme de nulle part et restera un mystère pour le vieil homme comme pour le lecteur. Ces personnages étranges jouent de l'ambiance énigmatique du roman et de son univers relatif à aucun autre.

Mais ce roman est avant tout le récit d'une rencontre. La rencontre entre un jeune garçon et un vieil homme qui sera, sans nulle, la rencontre la plus importante de leurs deux vies. Etrangement irréelle cette rencontre rappelle toute la force de l'intergénérationnel mais aussi le pouvoir de la rencontre fortuite qui apparaît comme hors du temps et hors du monde.

Je dois dire que je reste un peu pantoise quant à l'intrigue elle-même dans laquelle je n'ai cessé de me sentir étrangère. L'histoire du chien qui est le fil conducteur de l'histoire m'a touchée mais l'auteur met toute la force de son intrigue dans la relation entre les deux personnages. Du coup, je n'ai pas réussi à m'immerger totalement dans cette histoire que j'ai le sentiment de ne pas avoir totalement comprise.

En conclusion...


C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'écriture pleine de poésie de l'auteur qui sait embarquer son lecteur dans l'univers qu'il décrit et qui ne peut laisser indifférent. Avec des personnages très forts et un cadre étonnant, ce roman à l'intrigue sous-jacente se lit comme une longue poésie et un éloge de la rencontre fortuite. Un livre à découvrir !
Jean-Claude Marguerite est un auteur à suivre et dont j'espère bien pouvoir lire bientôt d'autres textes.

mardi 23 août 2016

Les chimères de l'exil - Marie Kuhlmann



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 24-03-2016
pages : 360
prix : 20€

Résumé éditeur


Après la défaite de 1870, l'Alsace devient une " terre d'Empire ", rattachée au Reich. Ceux qui choisissent de garder la nationalité française doivent quitter définitivement leur petite patrie. A Soufflenheim, village de potiers, Louise et Sidonie, amies d'enfance, n'envisagent pas de se séparer. Mais déjà, le frère de Louise, Charles, a suivi un Alsacien, ingénieur mécanicien génial qui a réorganisé toutes les usines d'armement françaises, près de Paris. Puis, Sidonie, demandée en mariage par un Allemand établi à Strasbourg, est aussi sur le départ... Louise trouve alors un stratagème pour s'évader car son père refuserait de la laisser partir. Au bras de Valentin, ami de son frère, elle monte dans le train de la Compagnie de l'Est, avec d'autres candidats à l'exil... Commence alors une autre vie, dans la proche banlieue ouest de Paris où les Alsaciens déracinés forment déjà une colonie, plutôt bien acceptés à l'arsenal de Puteaux, mais traités de Boches par la population. La grande famille Estreicher et leurs proches, solidaires en toutes circonstances, se regroupent rue de Seine, entre Suresnes et Puteaux. La vie offrira de nouvelles perspectives, professionnelles et amoureuses, à Louise. Elle percera également un secret familial et comprendra pourquoi son lien avec Sidonie est si fort même après la mort de celle-ci... 


Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman à la très jolie couverture et au résumé plutôt tentant.

De quoi est-il question ?


Nous voici en 1870. La France vient de perdre l'Alsace-Lorraine. Afin de ne pas devenir allemands, des milliers d'alsaciens se lancent sur les routes en direction de Paris. Louise est de ceux-là. Bien que contrainte de devoir quitter sa famille et Sidonie, sa meilleure amie, la jeune femme est bien décidée à tenter sa chance à Paris en trouvant refuge chez Charles, son frère.

A Paris, Louise découvre que les alsaciens sont bien accueillis, mais pas par tous. Si la famille Kreutzberger est bien décidée à venir en aide à ces immigrés, nombre de personnes ont bien du mal à accepter que des personnes parlant à peine leur langue arrivent. Par chance, Louise va pouvoir devenir couturière pour la famille Kreutzberger et s'intégrer dans le monde.

Pourtant, malgré son bonheur apparent, malgré son intégration relativement facile au sein de la société parisienne, la vie n'est pas si douce pour Louise. La jeune femme est en effet confrontée au pouvoir masculin des hommes qui vivent avec elle mais, surtout, la jeune femme ne va pas tarder à découvrir un secret qui pourrait bien changer tout ce qu'elle croyait savoir...

Du côté de la forme...


Vous le savez, les romans historiques et autres romans de terroir sont des romans dans lesquels j'adore me plonger. Le XIX° siècle étant une période que j'affectionne beaucoup, cette période précise étant moins traitée dans les romans d'aujourd'hui, je ne pouvais que m'y plonger.

Sans surprise, le roman commence avec le voyage en train qui va permettre à Louise de gagner Paris. Un début attendu mais toujours efficace qui plonge d'emblée le lecture dans une ambiance lourde, pesante et intense pour un personnage qui ne peut que nous toucher. Pourtant, j'ai trouvé ce début un peu trop lourd en ce sens qu'il nous présente beaucoup de personnages d'un coup.

Puis, nous découvrons Paris en 1870 et je dois dire que j'ai beaucoup aimé la manière dont l'auteur présente la ville à cette époque même si j'ai eu le sentiment qu'elle restait un peu en surface. Les relations entre les personnages sont assez intenses et j'ai été touchée par la volonté d'indépendance de Louise qui va très vite s'adapter à son nouveau monde et prendre une place difficile à obtenir pour une femme de l'époque.

Le point fort de ce roman est de révéler, une fois encore, la thématique du rejet de l'immigré accusé de prendre le travail des gens du pays. En 1870 ce furent les alsaciens. Il est intéressant alors de voir que les époques changent, que ceux qui fuient changent mais que les mentalités restent les mêmes. Regrettable et pourtant tellement vrai.

Pour ce qui est du secret, je dois avouer que je suis un peu déçue. Révélé trop vite, trop peu exploité dans le résumé, le lecteur reste sur sa fin. Je n'irai pas jusqu'à dire que le résumé est mensonger mais, comme souvent malheureusement, il laisse entrevoir une part minime de l'histoire afin d'attiser la curiosité. C'est dommage avec, par ailleurs, une autre intrigue tout aussi prenante.

L'écriture est agréable avec des personnages attachants et au fort caractère, avec une plongée dans un monde à la fois très proche et très éloigné du notre. Basé sur l'adaptation d'une femme dans une ville dont elle ignore tout et au sein d'une société très éloignée d'elle, ce roman est aussi un beau message sur l'émancipation.

En conclusion...


Voici un roman que j'avais de pouvoir découvrir et que j'ai pris grand plaisir à lire. Avec une plongée dans une époque un peu exploitée de nos jours dans les romans, cette histoire est une réflexion sur l'émancipation, sur l'évolution de notre monde et sur la place que peut gagner une femme de l'époque. Un roman à découvrir pour les amateurs de romans historiques.
Ce roman était le premier que je lisais de l'auteur mais sans doute pas le dernier.

lundi 22 août 2016

"C'est lundi, que lisez-vous ?" (115)

Initié par Mallou et repris par Galleane, ce rendez-vous hebdomadaire est fait pour répondre à trois questions :

- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 
- Que suis-je en train de lire ?
- Que vais-je lire ensuite ?


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine commence et il est l'heure pour moi de vous présenter mes lectures de la semaine dernière. Une semaine où j'ai encore pas mal carburé ce qui a une nouvelle fait pas mal de bien à ma pal.

- Ce que j'ai lu la semaine dernière

L'honorable Monsieur Gendre par [MALAVAL, Jean-Paul]Sous le regard du loup par [LAPORTE, Gilles]Dis-moi si tu souris par [Lindstrom, Eric]
Le Dôme par [Mériguet, Mathieu]Harry Potter and the Cursed Child - Parts One and Two (Special Rehearsal Edition) par [Rowling, J.K., Tiffany, John, Thorne, Jack]
Conte de la plaine et des bois par [MARGUERITE, Jean-Claude]

- Ce que je lis en ce moment

Pardon, Clara par [CORNAILLE, Didier]Aujourd'hui est un autre jour par [Levithan, David]The End of The World Running Club - Version française par [Walker, Adrian j]

- Ce que je lirai ensuite

Toutes ces choses à te dire par [VOLOT, Frédérique]

Et voilà pour moi cette semaine.
Et vous ? Quelles sont vos lectures du moment ?