dimanche 22 octobre 2017

In my mailbox (227)

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren  et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Retrouvez l'ensemble des participants francophones chez Lilie.
Le rendez-vous hebdomadaire a été déplacé chez Lire ou Mourir.



Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine s'achève et il est l'heure pour moi de vous présenter tout ce que j'ai reçu ces derniers jours avec une BAL un peu moins remplie que les semaines précédentes.

Mes SP

Effet de Vague, saison 1 par [Rouze, Jana]Effet de vague, saison 2 - intégrale par [Rouze, Jana]

Mes achats


Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Quelles sont vos lectures du moment ?

samedi 21 octobre 2017

Le Chat Mouraï - Stéphanie Dunand-Pallaz et Sophie Turrel



Infos sur le livre

éditions : Balivernes
date de publication : 14-09-2017
pages : 40
prix : 8,50€

Résumé éditeur


Dès le berceau, le chat Mouraï a grandi dans les arts martiaux et les maîtrise parfaitement. Il pense maintenant mériter le katana doré, le sabre majestueux de pépé Saké qui se transmet depuis toujours dans sa famille. Mais celui-ci a disparu et il doit alors partir à sa recherche, son grand-père lui indiquant le chemin qui guidera sa quête. Passant sur le territoire des dangereux Ninchats, il reçoit une sévère pâtée. Mais des rencontres lui révéleront d'abord le point faible des Ninchats et le mettront aussi sur la piste du katana...

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Balivernes grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouvel album de la collection des "Petits Chats", une collection que j'adore.

De quoi est-il question ?


Il était une fois un petit chat que l'on nommait le Chat Muraï. Ce petit chat vivait au Japon et rêvait de devenir un grand samouraï comme son grand-père avant lui. Il se sentait prêt car nul ne lui résistait, nul ne rivalisait avec lui en arts martiaux et il faisait des bons que beaucoup lui enviaient. Il se sentait prêt pour recevoir le katana doré, preuve de son entrée dans le mondes grands.

Mais Pépé Saké, lui, sait que la formation de son petit-fils n'est pas tout à fait achevée et qu'il lui reste une leçon à apprendre, la plus importante de toutes les leçons sans doute. Alors, si Mouraï souhaite obtenir le sabre, il devra le trouver lui-même, grâce à une très vieille carte. Et pour ce faire, il devra entreprendre un voyage, le plus grand voyage de sa vie...

Du côté de la forme...


Je vous le redis chaque année, je suis une fan absolue de cette collection des Petits Chats. Aussi, chaque année je me fais une joie de découvrir ce que les auteurs ont réservé à leur lectorat devenu fidèle depuis tout ce temps.

Dans cette nouvelle histoire, le lecteur est entraîné cette fois au Japon, le pays du soleil levant. Et je dois dire que ça, déjà, cela me plaisait beaucoup. En effet, dans notre culture occidentale, nous sommes parfois un peu bornés et j'ai trouvé intéressante cette immersion dans la culture des samouraï si éloignée de tout ce qu'on connaît.

Une nouvelle fois dans cet album, nous retrouvons un chaton qui n'est autre qu'une figuration de l'enfant ici dans des circonstances bien précises. Et si l'enfant occidental ne connaître pas spécialement les traditions japonaises, il saura s'attacher à ce chaton et à s'identifier à lui dans son émancipation.

Car une nouvelle fois, cet album nous offre bien la belle histoire d'un enfant qui grandit et qui s'apprête à faire ses premiers pas vers les adultes. En cela, nous pourrons y voir un double niveau de lecture. Le niveau basique pour les tous petits qui découvriront l'histoire d'un chaton. Le niveau pour les plus grands qui pourront réfléchir sur eux-mêmes grâce à cette histoire.

Concernant l'illustration, sans doute le savez-vous déjà, je suis totalement fan. Je suis tombée sous le charme des petits chats dès ma première lecture d'un album de la série mais ce charme n'est pas parti depuis. Avec leur bouille et leurs grands yeux, on ne peut que craquer pour ces chats. Ici, les décors purement japonais m'ont beaucoup plu.

Pour ce qui est du style d'écriture, nous retrouvons ici le style en alexandrins qui va si bien à cette petite collection et qui sait initier avec brio les enfants à la poésie. Les jeux de mots sont toujours aussi attachants, sauront plaire autant aux enfants qu'aux parents. Ici, de plus, grâce à ce style si définissable, l'auteure parvient à nous initier à la culture japonaise ce qui n'est pas rien.

En conclusion...


C'est avec la plus grande joie et le plus grand plaisir que je me suis plongée dans cette nouvelle aventure des petits chats. C'est avec le plus grand plaisir que je me suis immergée ici dans l'univers du Japon et dans l'histoire du Chat Mouraï. C'est avec émotion que je l'ai regardé s'émanciper en imaginant ce que pourraient ressentir des enfants à cette lecture.
Cet album, ainsi que tous ceux de la série, est un coup de coeur. Vivement le prochain !

vendredi 20 octobre 2017

L'impossible oubli - Christine Navarro



Infos sur le livre 

éditions : De Borée
date de publication : 24-08-2017
pages : 375
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Grâce à son courage et à sa détermination, Carmen a réussi à soustraire le petit Simon aux autorités allemandes d'occupation. La jeune femme est en passe de devenir institutrice titulaire et c'est une nouvelle vie qui s'offre à eux auprès de la mère Michalon, une vieille dame dont la famille a été décimée pendant la guerre. Ensemble, ils tentent de panser leurs plaies et de retrouver un bonheur et une tranquillité qu'ils croyaient à jamais perdus. Pourtant, lorsque le directeur du lycée que fréquente Simon convoque Carmen, elle comprend qu'elle n'en a pas terminé avec l'injustice et la méchanceté des hommes. Même si la paix est revenue, certains esprits, eux, sont encore empreints du sceau de la haine. A nouveau, elle va devoir protéger cet enfant qu'elle considère comme son fils. Mais en l'aidant à retrouver ses racines, ne risque-t-elle pas de le perdre à jamais ?

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que je n'avais encore jamais pris le temps de découvrir.

De quoi est-il question ?


Nous sommes en 1947. La guerre a pris fin et la vie retrouve peu à peu ses droits entre les jeunes qui tentent d'oublier et les anciens nostalgiques de "l'avant". Carmen, elle, ne peut oublier : sa fuite d'Espagne, sa protection du petit Simon ayant eu le malheur de naître juif. Au sortir de la guerre, elle rêve maintenant d'être titularisée institutrice. Mais le passé est encore là.

Simon, seul survivant de sa famille, vit toujours avec elle, sa Camy, sous la fausse identité qu'elle a pu obtenir pour lui. Mais voilà que l'administration s'en mêle : il faut retrouver la famille de Simon, lui redonner son identité ou, à défaut, le confier à l'Assistance. Camille est dévastée. Elle qui aime tant son "petit" voilà qu'on veut le lui reprendre...

Va alors commencer pour la jeune femme une longue période de doutes où elle aura le sentiment d'un retour frontal en arrière. Et dans cette France en pleine reconstruction, Carmen devra faire face aux nostalgiques du pétainisme et la hargne de l'administration tout en refusant de se séparer de celui qu'elle considère désormais comme son fils.

Du côté de la forme...


C'est en vue de la présence de l'auteure à la fête du livre de Saint-Etienne que j'ai décidé de me plonger dans ce roman à la couverture très douce. Une LC avec ma coupine Mélissa n'était qu'une occasion supplémentaire de le sortir de ma pal.

Voici un roman qui nous plonge au sortir de la guerre, à Saint-Etienne. Et ça, déjà, je ne pouvais passer à côté. Stéphanoise de naissance et récemment installée dans un autre département, j'ai juste adoré retrouver ma ville : la Place du Peuple, le cours et le lycée Fauriel, la place Marengo et j'en passe... Un pur bonheur quand on est un peu loin de chez soi.

Je l'avoue, je n'avais pas lu les précédents romans de l'auteure et ce n'est que trop tard que j'ai vu qu'il s'agissait là d'une suite. Pourtant j'ai très vite compris que si la lecture des tomes précédents apportait sûrement une force à l'histoire, cette lecture n'est aucunement nécessaire à la bonne compréhension de l'intrigue.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman, c'est ce qui déplaira peut-être à certain : une plongée dans la France de l'après-guerre. En apparence, la vie reprend ses droits et la paix est retrouvée, les juifs n'ont plus à se cacher. Dans la réalité, de vieilles rancunes subsistent, tout est à refaire et, surtout, beaucoup se cherchent dans ce monde tellement différent.

Si vous recherchez beaucoup d'action, vous n'en trouverez certainement pas ici. Car le projet de l'auteure dans son roman est plutôt d'entraîner son lecteur dans un monde qui cache les blessures du passé, dans un monde en apparence calme qui voit naître ses nouvelles épreuves pour chacun en tant qu'individu, dans un monde qui attise les rancoeurs familiales.

Dans ce roman, j'ai particulièrement apprécié la force que l'auteure donne à ses personnages, la force de leurs émotions aussi. L'auteure montre avec brio l'épreuve de la reconstruction et des douleurs ancrées en chacun. Elle nous balade au coeur de la seconde moitié du vingtième siècle dont nous parlons moins mais qui comporte aussi son lot de malheurs...

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai passé un très agréable moment tout en finesse. Voici un roman qui tranche un peu des autres romans du genre en mettant son action dans l'inaction d'un monde nouveau et dans son souvenir d'un passé qui, comme le dit si justement le titre, est impossible à oublier.
Il va sans dire que j'ai désormais très envie de découvrir les volets précédents de la série.

jeudi 19 octobre 2017

Les souffleurs de rêves - Mireille Pluchard



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 05-10-2017
pages : 457
prix : 21€

Résumé éditeur


Dans les Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes verriers, va-t-elle s'éteindre avec Elias, dernier du nom ? Une descendance inespérée scelle l'avenir de toute une dynastie et attise les rivalités de clans... Au XVIIe siècle, en Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes-verriers, va-t-elle s'éteindre faute d'héritier ? Elias de Vilette, dernier du nom, après la mort de son épouse, est face à un choix cornélien. Il vient d'être père d'un petit François, fruit de ses amours avec une servante. Légitimer ce bâtard serait enfreindre les strictes règles de la corporation. Mais un remariage tardif et inespéré avec une jeune noble bien dotée sera couronné par la naissance d'un fils. Légitime cette fois. Pourtant, le talent et la vertu de François vont bouleverser les certitudes d'Elias et sceller l'avenir de toute une dynastie... 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que je suis avec beaucoup de plaisir et dont j'apprécie beaucoup le travail.

De quoi est-il question ?


Nous voici au 17ème siècle, au coeur des Cévennes. Elias de Vilette est le dernier héritier des gentilshommes-verriers et craint de voir l'affaire familiale disparaître. Il faut dire que de sa première union, avant que son épouse ne meurt, l'homme n'a eu que deux filles. Son seul fils, il le doit à une aventure hors mariage.

Ce fils, Elias a fait le choix de le reconnaître. Et même si l'enfant ne devra pas savoir qui est son père, son père lui veillera à ce que son enfant ne manque de rien et bénéficie d'une bonne éducation. Une éducation dont il compte également faire bénéficier ses filles. Mais la situation familiale n'est pas pour plaire à tout le monde, notamment à Rachel, la fille aînée de la famille.

Les années passent et la vie tente de garder ses droits malgré une réalité historique sévère entre guerres de rois, guerres de religions et misère des petites gens. Tendis que Rachel tente de conserver les droits sur sa famille, le jeune François grandit dans l'envie de réaliser ses rêves. Au coeur de tout ça, des romances ne tarderont pas à surgir...

Du côté de la forme...


Chaque année, vous parler du nouveau roman de Mireille Pluchard est devenu un passage obligé dans la vie du blog et chaque année c'est avec le même plaisir que je m'y attache. Lorsque j'ai vu le résumé de ce roman je n'ai donc pas hésité bien longtemps et une fois de plus ce fut un superbe moment.

Dans son nouveau roman, l'auteure nous plonge donc au coeur du 17ème siècle et ça, ça mérite d'être noté. En effet, dans la littérature régionale, il est plutôt rare de se retrouver dans cette part de l'Histoire pourtant très intéressante. Je l'avoue, je ne suis pas experte de ce siècle. Ainsi, au fil des pages, j'ai appris beaucoup sur les moeurs de ce temps.

Le début de ce roman m'a, je dois dire, assez perturbée avec une longue mise en place de la situation familiale et des liens entre ses membres. La première épouse, la maîtresse, la seconde épouse et au milieu de tout ça les enfants... Pas toujours simple de suivre mais très représentatif d'une époque où la famille n'était pas la même qu'aujourd'hui.

Concernant l'époque, justement, on sent que l'auteure connaît son sujet et qu'elle prend beaucoup de plaisir à nous offrir une plongée dans ce siècle entre zones de conforts et axes moins connus. Ainsi, il est prenant de retrouver le contexte des guerres de religion que l'on connaît bien et intéressant de découvrir les guerres de rois dont nous ne savons finalement pas grand-chose.

Et puis, dans ce roman, nous allons donc découvrir l'histoire de cette famille, ses relations parfois complexes, ses difficultés au quotidien et son besoin de vivre. Peu à peu, l'auteure va nous faire entrer dans leur intimité et nous faire découvrir leurs sentiments qui deviendront ceux du lecteur. Mention spéciale à Rachel qui saura se démarquée au sein d'une société très patriarcale.

C'est une nouvelle fois avec un immense plaisir que j'ai retrouvé l'écriture de Mireille Pluchard qui sait nous enseigner l'Histoire à travers des histoires de famille très symboliques. Elle sait nous offrir des personnages touchants et forts qui savent nous faire voir le monde, leur monde. Elle sait nous faire sourire et pleurer. Elle sait nous embarquer.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir et avec lequel j'ai une nouvelle passé un délicieux moment plein de tendresse et d'apprentissage. Voici un roman purement de régionalisme historique et pourtant bien différent des autres romans du genre dont on peut avoir l'habitude. Voici un roman qui donne envie de se replonger dans ses cours d'Histoire.
Si vous ne connaissez pas encore les romans de Mireille Pluchard, je ne peux que vous inviter à aller découvrir.

mercredi 18 octobre 2017

La vengeance du pardon - Etic-Emmanuel Schmitt



Infos sur le livre

éditions : Albin Michel
date de publication : 30-08-2017
pages : 336
prix : 21,50€

Résumé éditeur


Quatre destins, quatre histoires où Eric-Emmanuel Schmitt, avec un redoutable sens du suspens psychologique, explore les sentiments les plus violents et les plus secrets qui gouvernent nos existences. Comment retrouver sa part d'humanité quand la vie vous a entraîné dans l'envie, la perversion, l'indifférence, le crime ?

Pourquoi ce livre ?


Merci à Gilles Paris et aux éditions Albin Michel grâce auxquels j'ai pu découvrir ce nouveau livre d'un auteur dont on ne vente plus le talent et la bienveillance.

De quoi est-il question ?


Deux soeurs jumelles ravagées depuis leur plus jeune âge par une rivalité qu'elles ne maîtrise pas ; un homme cherchant à retrouver sa paternité gagnée avec une fille simple d'esprit des années plus tôt ; une femme qui va voir le meurtrier de sa fille en prison et cherche à avoir des réponses ; un homme recouvrant son passé durant la guerre par une fillette innocente...

Quatre histoires n'ayant rien en commun et mettant à jour des destins à la fois tellement différents et tellement semblables. Quatre histoires mettant à jour la folie du monde, la force du passé sur le présent, l'influence des autres sur nos propres vies. Quatre histoires où tout bascule lorsque le passé rattrape le présent.

Car dans le présent, Moïsette a été tuée par Lily, le fils renié des années plus tôt sera l'outil pour acquérir un héritage, la visite en prison est loin d'être désintéressée et humaniste, l'homme qui croyait haïr l'humanité se laissera attendrir par l'enfance. Alors, seulement, les destins se rejoindront pour faire face à toute l'horreur de l'humanité.

Du côté de la forme...


Vous le savez, la rentrée littéraire ce n'est pas forcément mon truc. Il y a pourtant quelques auteurs comme ça que j'ai plaisir à retrouver de roman en roman et Schmitt en fait partie pour son talent, tout simplement, à raconter des histoires.

Les nouvelles, en général, je n'en parle pas trop souvent ici. Non pas que je n'aime pas mais il m'est toujours difficile d'écrire des chroniques sur des recueils. Or, c'est sans avoir vu qu'il s'agissait de nouvelles que je me suis plongée dans ce livre et, très franchement, c'est la première fois depuis longtemps que je prends autant de plaisir à la lecture de nouvelles, un peu longues cela étant.

Ici, nous sommes en effet face à quatre textes qui vont de 80 pages à 100 pages chacun ce qui laisse suffisamment le temps de s'attacher à chaque personnage créé par l'auteur. Et à l'image d'un roman, il m'a été difficile à la fin de chaque nouvelle de laisser ces personnages derrière moi au moment, parfois, où j'aurais aimé en savoir plus sur la suite de leur histoire.

De prime abord, ces quatre histoires n'ont rien en commun, présentent des personnages totalement différents les uns des autres et des intrigues complètement distinctes que rien ne relie entre elles. Et pourtant, lorsqu'on y regarde de plus près, on voit entre ces nouvelles un fil conducteur terrible : l'influence du passé et l'humanité parfois terrible.

La force de ce recueil réside en l'image qu'il nous montre de la nature humaine, de ce que nous croyons en savoir mais de ce qu'elle est en réalité. La force de ces histoires est de nous montrer combien nous connaissons peu le monde qui nous entoure et combien la haine peut conduire chacun au pire sans qu'il ne s'en rende compte.

La plume de l'auteur est une plume juste exceptionnelle. Nous la connaissions déjà pour ses romans fard à l'image de La part de l'autre mais de roman en roman, de nouvelle en nouvelle, il est beau de voir que la force de poésie et de bienveillance de l'auteur ne faibli pas. Il est beau de voir qu'il sait toujours aussi bien nous faire réfléchir sur le commun et l'extraordinaire du monde.

En conclusion...


Voici un livre qui m'attendait dans ma pal et que je suis ravie d'avoir pu lire dans le cadre d'un cours pour la fac. Voici un livre dont je ne savais trop que attendre mais qui fut pour moi une très belle découverte. Voici un recueil qui a su me raconter des histoires belles et terribles qui m'ont frappée et fait réfléchir sur des réalités terribles.
Eric-Emmanuel Schmitt est un artiste que tout le monde devrait lire au moins une fois et dont je ne manquerai pas de lire le prochain livre.

mardi 17 octobre 2017

L'Orphelinat - Emmanuelle Friedmann

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Infos sur le livre

éditeur : France Loisirs
date de publication : 14-01-2015
pages 296
prix : 14,50€

Résumé éditeur


1920, Saint-Malo. Olivier, neuf ans, n’a qu’une idée en tête, s’enfuir de l’orphelinat de la Victoire afin de retrouver sa mère. Il ne veut pas croire qu’elle soit morte, comme l’affirme le directeur de l’établissement. La vie est dure pour lui et ses camarades orphelins, maltraités par des surveillants retors et brutaux. D’autant qu’en plus d’étudier, ils sont obligés de travailler l’après-midi, sur le port ou dans les champs. Pendant ce temps, à Douarnenez, le vieux dirigeant d’une importante fabrique de sardines se reproche d’avoir banni son fils unique parce qu’il voulait se marier à une simple ouvrière. Dans l’espoir d’une réconciliation, il décide de le faire rechercher. Mais l’enquête tourne court. Tout se passe comme si quelqu’un avait effacé jusqu’aux moindres traces du couple et de son enfant…

Pourquoi ce livre ?


Merci à Amel de France Loisirs Saint-Etienne pour le prêt de ce roman dont la couverture et le résumé m'avaient beaucoup tentée.

De quoi est-il question ?


Nous sommes en 1920, à l'orphelinat de la Victoire à Saint-Malo. Olivier, Martin, Baptiste, Rémy... autant d'enfants devenus pupilles de la nation à la suite d'un abandon plus ou moins précoce, plus ou moins volontaire y résident et y vont à l'école. Mais malgré la bonté du Père qui souhaite aider ces enfants, la vie y est rude de par les mauvais traitements des surveillants et du directeur.

Alors, un jour, blessés dans leurs corps et dans leurs coeurs, les enfants décident de s'enfuir et de partir en quête de leurs familles. Martin ne vit que pour retrouver sa petite soeur, Olivier en est convaincu, sa mère est encore en vie et l'attend quelque part. Mais les enfants comprendront bien vite que leurs histoires sont plus complexes que ce qu'ils croyaient savoir.

Dix ans plus tôt, en 1910, tendis que le Père ... tente d'intégrer de nouvelles méthodes d'éducation au sein de l'orphelinat, tendis que les idées anciennes sur l'éducation restent bien gravés dans les esprits, à Douarnenez dans une fabrique de sardines le directeur fait preuve d'une autorité terrifiante sur ses employés et son fils qui ont conduit au départ de celui-ci. Dix ans plus tard, il veut faire amendement du passé...

Du côté de la forme...


Vous le savez, je suis une amoureuse de ce type de romans. N'ayant jamais eu la chance de pouvoir lire un roman de cette auteure, j'ai sauté sur l'occasion lorsque cela a été possible pour moi. Il faut que les histoires d'anciens convents et anciens orphelinats m'intriguent toujours beaucoup.

Dès le début de ce roman, l'auteure nous plonge dans une alternance d'époques entre 1910 et 1920, entre Douarnenez et Saint-Malo, entre l'ambiance d'une fabrique importante et celle d'un orphelinat où résident les plus malheureux. Il est assez terrible d'être confronté à ces différences d'autant que le lecteur comprend très vite que la clé sera dans l'entre-deux époques : la guerre.

Au début, il est un peu difficile pour le lecteur de comprendre le lien entre ces deux époques mais c'est avec beaucoup de talent que l'auteure parvient, peu à peu, à assembler les pièces du puzzle et à nous laisser entrevoir toute la complexité d'une époque. Elle nous laisse d'ailleurs envisager une réalité historique un peu différente de celle que l'on connait de ces années-là.

Mais la vraie réalité qui frappe de plein fouet le lecteur dans ce roman c'est la précarité et l'horreur des traitements au sein des orphelinats de l'époque : coups de fouets, cachots, punitions arbitraires... rien n'est épargné au jeunes garçons de ce roman et le lecteur n'a qu'envie d'y plonger pour les protéger des traitements dont ils sont victimes.

Enfin, ce roman se présente un peu comme une quête de soi : en cherchant leurs familles les enfants se cherchent eux-mêmes. Mais, surtout, au fil du roman, ils vont également apprendre peu à peu l'amitié, le courage et la confiance en l'autre. Et même si la fin du roman est prévisible, c'est le force émotionnelle qui compte ici.

Ce roman était le premier que je lisais de l'auteure et très vite je me suis laissée embarquée dans son style très fort et très documenté à la fois. Avec ses mots, elle parvient avec brio à nous faire sentir et ressentir le caractère vétuste de la bâtisse où évoluent les enfants. Avec ses personnages, elle nous fait réfléchir sur les rêves de l'enfance malgré le caractère parfois fort de certains d'eux.

En conclusion...


Voici un roman que je n'aurais probablement jamais lu si je n'avais pas eu la chance de me le voir prêter et je dois dire que je serais passée à côté de quelque chose vraiment pas mal du tout. Plongée dans l'ambiance des orphelinats des années 1920 j'ai su me laisser emporter dans l'histoire et dans le coeur de garçons catalogués mauvais par la société.
A tous les amateurs de romans du genre, n'hésitez pas ! J'espère pouvoir bientôt lire un autre roman de l'auteure.

lundi 16 octobre 2017

"C'est lundi, que lisez-vous ?" (168)

Initié par Mallou et repris par Galleane, ce rendez-vous hebdomadaire est fait pour répondre à trois questions :

- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 
- Que suis-je en train de lire ?
- Que vais-je lire ensuite ?


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine commence et il est l'heure pour moi de vous présenter tout ce que j'ai lu ces derniers jours. Malgré une semaine où j'ai été très prise, je dois d'ailleurs avouer que je suis plutôt contente du rythme de lecture que j'ai pu avoir.

- Ce que j'ai lu la semaine dernière

Adélaïde au bord de la falaise (Cal-Lévy-France de toujours et d'aujourd'hui) par [Malaval, Jean-Paul]Zombitions par [Mendonça, Aurélie]On la trouvait plutôt jolie par [BUSSI, Michel]


- Ce que je lis en ce moment


- Ce que je lirai ensuite

Séismes par [Simon, Valérie]

Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Quelles sont vos lectures du moment ?