mercredi 21 février 2018

Une vie de porcelaine - Isabelle Artiges



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 15-06-2017
pages : 317
prix : 19,90€

Résumé éditeur

Fille unique d'un ancien grognard et d'une lingère, la petite Jeanne mène une existence simple auprès de ses parents. Un jour qu'elle accompagne sa mère au château, la marquise, Héloïse de Payzac, décide de la prendre sous son aile et de lui enseigner la lecture et le dessin. C'est la naissance d'une véritable amitié entre la fillette et la jeune femme. Lorsque sa mère meurt, Jeanne n'y tient plus ; elle veut quitter sa vie de misère et gagner Limoges où, elle en est sûre, elle trouvera du travail chez l'un des nombreux fabricants de porcelaine. Mais comparée à celle des petits paysans, la condition des ouvriers est-elle si enviable ? Grâce à son amie de toujours, Jeanne va découvrir Paris et côtoyer les grands artistes de son temps, mais elle devra aussi combattre ses vieux démons.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire.

De quoi est-il question ?


Nous voici en 1860. Après l'histoire d'une vie bien remplie, Jeanne, à son bureau, commence la rédaction d'une lettre à l'attention de son fils. Une lettre dans laquelle elle dévoilera à ce dernier leur histoire à tous les deux, le secret de sa naissance mais aussi les rebondissements de la vie d'une mère prête à tout pour se faire un nom dans un monde régit par des hommes.

L'histoire de Jeanne commence au début du siècle au sein d'une campagne où la vie se déroule jour après jour sans bouleversement. La mère de Jeanne travail comme lingère chez les nobles locaux tendis que le père travaille aux champs. Et parce que la petite Jeanne ne peut rester seule, elle accompagne bien souvent sa mère jusqu'au jour où Héloïse, noble en sa demeure, se prend d'affection pour la fillette et décide de lui apprendre à lire, écrire, dessiner.

C'est ainsi que Jeanne commence à se sortir de la misère et, des années plus tard, saura gagner sa place chez un fabriquant de porcelaine. Jour après jour, elle pourra faire valoir ses talents durement acquis. Mais être une femme en ville n'est pas simple et si beaucoup la respecte d'autres la voit comme une proie, comme un danger ou encore comme une maline avide de pouvoir... De quoi tout faire pour la détruire...

Du côté de la forme...


Malgré différentes occasions, je n'avais jamais pris la peine de me plonger dans un roman de cette auteure dont pourtant les romans n'étaient pas sans m'attirer. Cette fois, je n'ai donc pas laissé passer ma chance et ai été ravie de me plonger dans ce livre à la couverture magnifique.

Ce roman se compose en deux grandes parties et si j'ai totalement adoré la première partie de cette histoire je dois bien avouer avoir un peu moins accroché à la seconde. En d'autres termes, j'ai beaucoup aimé l'émancipation de Jeanne, un peu moins ses missions au sein de la politique française au coeur du XIX° siècle. Dommage.

Au début de ce roman, nous découvrons en effet Jeanne qui va faire un pied de nez à son destin tout tracé grâce à Héloïse mais aussi grâce à son envie d'apprendre et à son attraction pour les lettres, pour les pinceaux et pour ce qui est beau. L'émancipation d'une femme est quelque chose qui me touche toujours beaucoup et une fois encore j'ai beaucoup aimé ça.

Par ailleurs, l'auteure va, par le biais de son héroïne, nous faire découvrir l'univers de la porcelaine de Limoges, les ateliers, les méthodes d'apprentissages. Et si la porcelaine de Limoges est connue de tous, les fonds de ce milieu nous sont beaucoup moins familiers. Il est de fait très instructif de voir Jeanne évoluer dans ce monde d'hommes et s'y faire sa place.

La vie de Jeanne va cependant basculer sur un événement atroce et si l'événement en question, tournant du roman, est très fort et plein de possibles pour l'héroïne, je dois dire que je n'ai pas vraiment compris le parti pris de l'auteur de faire de Jeanne une actrice politique d'un monde en changement. Sans doute suis-je passée à côté mais toute cette partie m'a semblé comme détaché de l'intrigue principale.

Pour autant, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la plume d'une auteure qui sait nous parler avec beaucoup de justesse d'une époque, d'un univers et d'une femme coincée entre désir d'une vie hors norme et une condition bien difficile à contourner. C'est surtout sa manière de nous découvrir le travail sur porcelaine que j'ai aimé ici.

En conclusion...


Voici un roman qui attendait dans ma pal et que j'ai commencé avec grand plaisir, avide que j'étais de découvrir l'histoire de Jeanne et de la porcelaine. Malheureusement, si j'ai aimé la première partie de ce roman et la manière dont Jeanne gagnera la ville et le respect dans un univers de beauté, j'ai un peu moins apprécié son histoire en seconde partie peut-être trop politisée à mon goût.
Il va de soi que je lirai très prochainement un autre roman de l'auteure ne serait-ce que pour ne pas rester sur cet avis mitigé.

mardi 20 février 2018

Un lapin peut changer une vie - Sandrine Kao



Infos sur le livre

éditions :Syros
date de publication : 08-02-2018
pages : 210
prix : 15,95€

Résumé éditeur


Avoir envie de tout plaquer pour changer de vie, ça arrive à n'importe qui. Parfois même à une famille entière ! Chez les Ribout, il y a... Agathe, l'aînée indomptable qui, par inadvertance, se retrouve molle comme une guimauve face à un garçon. Mais aussi... Paul, le père qui fait semblant d'aller travailler et n'ose avouer où il passe réellement ses journées. Emmanuelle, la mère qui préfère dessiner des plats mijotés que les cuisiner. Alicia, la cadette " première de la classe " devenue " paria " à cause d'une sombre histoire de poux. Et last but not least... Django, le lapin qui va tout changer !

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Syros grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman à la couverture trop chou et au titre tellement parlant pour moi.

De quoi est-il question ?


Depuis quelques temps, chez les Ribout, rien ne va plus. La fille aînée vit ses premiers chagrins d'amour et le rejet de ses amis tendis que la cadette, première de la classe et jusqu'alors chouchoute de la maîtresse se voit contrainte de partager son bureau avec Keja, une enfant issue de la société Rom de la ville. Quant aux parents, le père continue de faire croire qu'il part travailler tendis que la mère varie les pâtes pour sauver les apparences.

Et si les membres de cette famille vivent tous ensemble dans leur bel appartement, la vérité c'est que désormais chacun vit dans son coin sans prendre le temps de se préoccuper des autres, de leurs angoisses, de leurs peurs et de leurs sentiments. Alors, au milieu de tout ça, c'est l'équilibre familial qui en fait les frais avec le sentiment pour chacun de plonger dans les abîmes.

C'est ainsi que, se sentant de plus en plus rejetée, la jeune Alicia, passionnée de lapins et véritable collectionneuse de peluches à l'effigie de son animal fétiche, va ramener chez elle Django, véritable rongeur, et le cacher dans sa chambre. Ce que la fillette ignore encore c'est que son nouveau compagnon à quatre pattes pourrait bien être celui qui sauvera la famille.

Du côté de la forme...


Lorsque j'ai vu l'annonce de ce livre, j'ai tout de suite su qu'il me faudrait le lire. Après tout, d'une certaine manière, moi aussi un lapin a changé ma vie. Du coup, il est clair qu'une histoire de lapin de la sorte, je ne pouvais pas la laisser filer.

Dans ce roman, nous allons donc découvrir une famille au bord de l'implosion suite à la perte de l'emploi du père. Une belle manière, une fois de plus, de parler d'un sujet grave et très actuel, trop actuel. D'autant que de ce roman, l'auteure fait le choix de présenter cette nouvelle situation à travers le regard de chacun des membres de la famille.

Chapitre après chapitre, l'auteure va donc nous offrir une belle diversité de points de vue entre les deux filles, le père et la mère. Ce roman étant, de base, prévu pour les ados, il saura montrer aux jeunes qu'un parents n'est pas parfait et que lui aussi peut perdre pied comme cela est le cas de la mère dans cette histoire. Une belle manière de faire réfléchir les jeunes sur ce sujet.

Je dois avouer que j'ai eu parfois un peu de mal avec le personnage d'Alicia qui m'est apparue comme une fillette très égocentrique et se sentant légitime d'être le centre de l'attention. Une véritable caricature de la cadette première de la classe ! Nous comprenons malgré tout qu'il s'agit là d'un mécanisme de défense ce qui nous la rend touchante.

Mais n'allez pas croire que ce roman est un roman déprimant et désespéré. Bien au contraire. Si les personnages sont perdus et si le sujet est grave, l'ensemble est porté par une constante bonne humeur qui fait du bien et ce petit personnage de Django qu'on ne peut qu'aimer. J'aime ces personnages qui paraissent insignifiants et qui finalement se révèlent être la clé de tout.

Concernant le style de l'auteure, je dirais d'un style qui sait habilement manier les divergences de points de vue et le travail de regard de chaque personnage. Les chapitres consacrés à la fille aînée ne portent en rien le même style que ceux consacrés à la mère notamment. Ce genre d'exercice n'est jamais évident et ici l'auteure y parvient très bien même si j'aurais aimé un ensemble plus développée.

En conclusion...


Voici un roman dont le titres et la couverture m'avaient beaucoup attirée et que je suis absolument ravie d'avoir pu découvrir, dévorer même je dirais. Traitant d'un sujet actuel très dur et par un travail sur les points de vue rondement mené, l'auteure nous plonge ici au sein de cette famille si touchante. Mais derrière l'ambiance dure, c'est un roman plein de force et de tendre que l'auteure nous offre là.
Ce roman était le premier que je lisais de l'auteure mais certainement pas le dernier. A lire pour tous les amoureux des animaux.

lundi 19 février 2018

PAL prévisionnelle Quais du Polar 2018

Salut à tous mes lapinoux,

Quais du Polar, c'est dans moins de deux mois et, vous le savez, ce salon est pour moi plus qu'un rendez-vous, une institution.

Alors forcément, chaque année, je m'emploie de longues semaines à l'avance à m'organiser pour que ce festival soit le plus parfait possible pour moi. Et cette année, la donne est encore différente puisque deux salons auront lieu en même temps et que je ne pourrai passer qu'une journée à Lyon. Autant vous dire que cela va nécessiter pas mal d'organisation...

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Mais en attendant d'en savoir plus, la première chose à faire est de me mettre à jour dans mes lectures des auteurs présents. Et là, il y a du boulot ! Beaucoup de boulot !


Et si j'arrive à lire tout ça dans les temps, peut-être tenterai-je aussi de lire


Sinon, je vous rassure, tout va absolument très bien dans ma tête... ou pas...